Horaires des marées à La Baule
La Baule est à quatorze kilomètres du marégraphe de Saint-Nazaire, et pourtant ce n’est pas lui qui donne son heure : Saint-Nazaire mesure la mer qui entre dans l’estuaire de la Loire, la baie de La Baule est face au large. Cette page utilise le marégraphe de la pointe de Saint-Gildas, sur la même eau ouverte : 3,58 m de marnage moyen, 4,61 m en vives-eaux, 2,15 m en mortes-eaux.
Ici, l’heure, c’est l’eau en mouvement qui la donne. Le marégraphe de Pointe de Saint-Gildas, à 19,1 km du centre de La Baule, compte 50 constantes harmoniques analysées. Le marnage moyen est de 3,58 m, et le facteur de forme — constantes diurnes sur semi-diurnes — vaut 0,06 : marée semi-diurne.
Horaires et hauteurs de la marée à La Baule
La courbe répond à une question que le tableau laisse de côté. Le tableau donne la minute de la pleine mer ; la courbe donne l’heure à laquelle on peut vraiment sortir : tout ce qui se passe entre deux étales, qu’aucune ligne ne décrit et qui, sur une côte semi-diurne, occupe presque toute la journée de pêche.
Courbe de marée
Données en tableau
| Date | Pleine mer | Basse mer | Marnage |
|---|---|---|---|
| mer. 7 oct. | 3:33, 4,97 m · 15:51, 5,28 m | 8:50, 1,67 m · 21:28, 1,30 m | 3,98 m |
| jeu. 8 oct. | 4:12, 5,23 m · 16:28, 5,50 m | 9:43, 1,28 m · 22:16, 0,99 m | 4,51 m |
| ven. 9 oct. | 4:42, 5,42 m · 16:56, 5,63 m | 10:30, 0,98 m · 22:59, 0,80 m | 4,83 m |
| sam. 10 oct. | 5:04, 5,55 m · 17:18, 5,69 m | 11:14, 0,81 m · 23:40, 0,75 m | 4,93 m |
| dim. 11 oct. | 5:26, 5,64 m · 17:40, 5,68 m | 11:55, 0,80 m | 4,88 m |
| lun. 12 oct. | 5:51, 5,66 m · 18:06, 5,60 m | 0:18, 0,84 m · 12:33, 0,92 m | 4,81 m |
| mar. 13 oct. | 6:20, 5,60 m · 18:34, 5,45 m | 0:54, 1,05 m · 13:10, 1,15 m | 4,54 m |
| mer. 14 oct. | 6:51, 5,45 m · 19:04, 5,23 m | 1:29, 1,34 m · 13:46, 1,45 m | 4,11 m |
| jeu. 15 oct. | 7:23, 5,22 m · 19:35, 4,95 m | 2:03, 1,68 m · 14:22, 1,77 m | 3,54 m |
| ven. 16 oct. | 7:58, 4,94 m · 20:09, 4,62 m | 2:38, 2,04 m · 15:01, 2,10 m | 2,90 m |
| sam. 17 oct. | 8:37, 4,62 m · 20:50, 4,27 m | 3:19, 2,38 m · 15:47, 2,41 m | 2,24 m |
| dim. 18 oct. | 9:37, 4,30 m · 22:04, 3,95 m | 4:12, 2,67 m · 16:48, 2,64 m | 1,67 m |
| lun. 19 oct. | 12:08, 4,18 m | 5:26, 2,84 m · 18:08, 2,70 m | 1,48 m |
| mar. 20 oct. | 1:30, 4,03 m · 13:35, 4,38 m | 6:51, 2,78 m · 19:27, 2,54 m | 1,83 m |
| mer. 21 oct. | 2:22, 4,30 m · 14:26, 4,66 m | 7:59, 2,52 m · 20:27, 2,24 m | 2,42 m |
| jeu. 22 oct. | 2:59, 4,60 m · 15:05, 4,97 m | 8:50, 2,17 m · 21:13, 1,88 m | 3,09 m |
La fenêtre va du 7 octobre au 22 octobre et elle est recalculée chaque semaine. C’est la seule façon honnête de publier un tableau des marées sur une page statique : sinon, la page vieillit sans bruit et continue d’afficher l’eau d’il y a quinze jours.
Ce que fait la marée à La Baule
Le choix se mesure. Aux deux bouts de la baie, le Shom donne à Pornichet une pleine mer de vives-eaux trois minutes plus tôt qu’à Saint-Gildas et au Pouliguen deux minutes plus tard ; par rapport à Saint-Nazaire, c’est onze et six minutes plus tôt. La synthèse des deux marégraphes, Saint-Gildas et Saint-Nazaire, les sépare de près d’un quart d’heure. Ce tableau vaut donc pour toute la baie, de Pornichet au Pouliguen.
La série de Saint-Gildas s’arrête en 2017, après cinquante-six ans de mesures, et la plus haute mer astronomique de notre synthèse tombe à dix centimètres de celle du Shom. Pornic, en revanche, de l’autre côté de la pointe dans la baie de Bourgneuf, a dix minutes de retard sur Saint-Gildas : ce tableau ne vaut pas pour lui.
3,58 m
D’où sont comptées les hauteurs
Toutes les hauteurs de cette page sont des mètres au-dessus du zéro hydrographique, le niveau auquel le Shom rapporte les sondes de ses cartes et les hauteurs de son annuaire des marées. Ce zéro n’est ni le fond ni l’eau sous la quille : c’est un niveau placé si bas que la marée astronomique ne descend presque jamais en dessous. Pour le port de Pointe de Saint-Gildas, le Shom place la plus basse mer astronomique à 0,06 m au-dessus de lui.
La conséquence pratique, c’est que la sonde de la carte et la hauteur du tableau s’additionnent : quatre mètres de sonde et une basse mer à 1,20 m font environ 5,20 m d’eau à ce moment-là. Et comme le zéro est calé au plus bas de ce que la marée peut faire, une hauteur négative ici n’est pas de l’astronomie : quand la mer passe sous le zéro, ce sont le vent et la pression qui l’y poussent, pas la Lune.
Vives-eaux et mortes-eaux à La Baule
Le coefficient de marée résume en un nombre ce que font le Soleil et la Lune : il va de 20 à 120, et plus il est fort, plus l’eau bouge. Le Shom le calcule à partir de la marée de Brest et le publie pour toute la façade Atlantique et Manche. Aux forts coefficients, la Lune et le Soleil tirent dans le même axe et leurs marées s’additionnent ; aux faibles, ils tirent en travers et le marnage s’effondre. À La Baule, cela met le marnage de vives-eaux autour de 4,61 m contre environ 2,15 m en mortes-eaux : un facteur de 2,14 entre la plus grande et la plus petite marée de la quinzaine.
Ces deux chiffres viennent des constantes du marégraphe lui-même, pas de la quinzaine affichée ici, et ne bougent donc pas quand le tableau est recalculé. Le même calcul à Saint-Malo donne un marnage moyen de 7,85 m contre 3,58 m ici : la même Lune et le même Soleil sur une autre côte, avec une autre quantité d’eau en mouvement.
2,14×
D’où viennent ces chiffres
Ce n’est pas la prédiction officielle du Shom. Le marégraphe compte 50 constantes harmoniques — amplitudes et phases des oscillations périodiques qui composent la marée ici — analysées dans TICON-4, et la courbe est synthétisée à partir d’elles. Le dire est facile ; ce qui mérite d’être lu, ce sont les chiffres qui suivent.
Le premier se vérifie ici même. Pour le port de Pointe de Saint-Gildas, le Shom publie la plus haute et la plus basse mer astronomiques, tirées de sa propre analyse : 6,33 m et 0,06 m. Notre synthèse, calée sur le niveau moyen qu’il publie, donne 6,23 m et 0,05 m, soit 10 cm d’écart en haut et 1 cm en bas. Ce sont deux analyses indépendantes du même instrument.
Le second porte sur la source des constantes. Sur les 15 stations où existent à la fois les constantes de TICON-4 et celles de l’organisme américain, remplacer les unes par les autres déplace les heures d’une médiane de 5,43 minutes et les hauteurs de 1,64 % du marnage du jour. Ce chiffre-là est mesuré sur un autre océan et décrit la source, pas ce marégraphe en particulier.
Une station au marnage fort et à la courbe compliquée se comporte moins bien qu’une côte franche ; là où c’est le cas, la page le dit.
6,33 m
1,64 %
Quand un tableau des marées ne suffit pas
Une prédiction de marée, c’est de l’astronomie ; l’eau, elle, obéit aussi à la météo. Le vent et la pression écartent le niveau réel du niveau prédit : une dépression fait monter la mer au-dessus de la prévision (surcote), un anticyclone la fait baisser (décote), et dans une tempête l’écart peut dépasser le mètre. Ces chiffres sont aussi l’eau du marégraphe, pas celle du fond d’une baie ou d’un estuaire, où la même marée arrive plus tard et plus courte. Pour naviguer, la référence est l’annuaire des marées du Shom ; les niveaux que nous citons viennent de ses Références Altimétriques Maritimes, qui ne doivent pas servir à la navigation.
Questions fréquentes
Combien de marées par jour à La Baule ?
Une basse mer à 1,20 m, est-ce la profondeur d’eau ?
Pourquoi le marnage change-t-il d’un jour à l’autre ?
Est-ce la prédiction officielle du Shom ?
La marée donne l’heure, pas la valeur de cette heure.
Les marégraphes les plus proches que suit ce site sont Saint-Nazaire (3,66 m), Noirmoutier (3,56 m) et Carnac (3,43 m), et la liste complète, avec le marégraphe derrière chaque lieu, est dans l’index des horaires de marées.